L'an 2010 : destination Brésil !

Troisième partie : tranquilité, bonheur et conclusion.

mardi 30 mars 2010

Cerveja bem gelada

Au Brésil, vous le savez bien, la chaleur de l’été est un problème quotidien… Mais les Brésiliens ont depuis longtemps trouvé la solution à leur inconfort : il n’y a rien que quelques bonnes bières bien gelées ne peuvent régler! Et la quantité de petits bars de quartier a de quoi abreuver la ville même en pleine canicule!

Ici, la bière se boit comme de l’eau! Les différentes marques telles que Skol, Itaipava, Brahma, Bohemia, etc. se font compétition avec un produit léger et rafraichissant. Quelques marques offrent des produits plus artisanaux, mais franchement, sous une température aussi imposante, qui boirait une Guiness bien crémeuse ou une Fin du Monde à 9 % ? Non, ici, la bière se doit de couler à flot pour apaiser la chaleur!

Les Brésiliens ont horreur de la bière fraîche… Si elle n’est pas gelée, les plaintes se font entendre! Dans les bars, des congélateurs verticaux aux effigies des marques de bière indiquent fièrement la température de leur contenu. La température idéale? Autour des - 3 degrés Celsius. Plus froid : y commence à y avoir de la glace dans le verre; plus chaud : y commence à avoir de la sueur dans le dos! À la maison, la bière doit être mise au congélateur avant d’être consommée! Température frigo, c’est trop chaud!

Assis autour d’une table dans un petit resto-bar bien typique, le touriste remarque quelques différences intéressantes. Pour les cultures occidentales, un peu plus individualistes, le premier détail qui frappe est que personne ne commande pour soi… Tout le monde s’entend sur la sorte de bière et le serveur apporte une bouteille commune de 600 ml sur la table (protégée d’une enveloppe thermique isolante!). Et quand la bouteille se vide, on la sort de son enveloppe et un serveur s’empresse d’en apporter une autre. De cette façon, la bière n’a pas le temps de se réchauffer! Et pour bien accompagner la bière, il existe une multitude de plats à partager! Là encore, le plat est placé au centre de la table est tout le monde est libre d’y grignoter! La facture est commune à la table et tout le monde paie en fonction de sa consommation. Voilà une pratique qui favorise le partage, la convivialité et l’anti-individualisme !

samedi 20 mars 2010

Arroz e feijão

La gastronomie brésilienne est simple, délicieuse et variée. La grande diversité de légumes, fruits, racines, herbes, racines, poissons, fruits de mer et viandes qu’offre ce merveilleux pays tropical a donné naissance à une multitude de plats uniques. Le pays est vaste et la population des quatre coins du territoire a su développer leurs spécialités. Aurais-je la chance de toutes les connaître...?

Au Sud, c’est la viande qui vole la vedette! On y rencontre les meilleures churascarias du pays (restos de type rodizios spécialisés dans la préparation de viandes).

Le long de la vaste côte Atlantique, les fruits de mer prédominent! Crabes, homards, huitres, calamars et poissons divers ont de quoi satisfaire le plus gourmand des voyageurs!

Au Nord, la diversité des fruits qu’offre la forêt amazonienne est impressionnante! Il y en a de toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les textures et de tous les goûts...

L’état du Minas Gerais (où j’habite actuellement) est reconnu aux travers le pays pour la qualité de sa nourriture! Les plats traditionnels réunissent viandes, fèves et plusieurs légumes dont je ne connais pas les noms français (je doute même qu’ils existent!). Tant de saveurs à découvrir...!

Mais bien que d’une région à l’autre, les spécialités divergent, deux éléments clés unissent le peuple brésilien : le riz et les fèves (arroz e feijão). Un riz blanc et fin et des fèves noires et savoureuses, normalement assaisonnés de sel et d’ail. Ils sont à tel point important à l’alimentation locale qu’on les retrouve sur toutes les tables, à tous les repas! Un repas sans riz ni fèves est absurde pour les Brésiliens! Depuis des générations, ces deux plats s’unissent, se complètent et soutiennent une nation tout entière! Profondément ancrés dans la culture, ils ont, à mes yeux, atteint le statut d’emblème national!

Mais l’arroz e feijão fait bien plus que de nourrir un pays : Il représente à merveille la population brésilienne! C’est l’image parfaite de la composition même des gens d'ici! Je m’explique... La population brésilienne actuelle est le résultat de plusieurs générations de croisements entre deux peuples principaux : les Européens et les Africains; les colons et les esclaves; les blancs et les noirs. Dans la rue comme dans nos assiettes, le mélange du blanc et du noir procure une couleur nouvelle. Une teinte bronzée, chaleureuse et invitante! Il est beau de voir un pays où le blanc et le noir se complètent comme du riz et des fèves…

samedi 13 mars 2010

La vie en portugais

Quelle sensation merveilleusement étrange que de se réveiller un bon matin et de réaliser : « Wooo… je viens de faire un rêve en portugais… » Je crois qu’à partir de ce moment, je peux dire que je commence à bien me familiariser avec la langue!

Il y a déjà près d’un an que j’ai commencé à apprivoiser le portugais. Avant mon arrivée au Brésil, j’ai eu la chance d’être en contact rapproché avec cette langue durant près de 7 mois. Apprendre une nouvelle langue est un processus lent qui nécessite une pratique continue et soutenue… Mes premiers mois de balbutiements ne me laissaient pas un grand espoir d’étudier au Brésil! Mais de bons efforts de persévérance, d’acharnement et de pratique quotidienne m’ont finalement ouvert la porte sur un monde nouveau!

En mettant les pieds au Brésil, je suis entré dans un univers où mes repères ont perdu leur signification — et spécialement pour la langue. Du jour au lendemain, j’ai dû modifier mes mécanismes de pensée! Je ne pouvais plus me permettre de réfléchir en français, car cela implique une traduction constante de mes pensées, ce qui produit un dialogue lent, entrecoupé de pauses et d’hésitations… Pendant quelques semaines, j’ai donc soumis mon cerveau à un lourd travail de réadaptation de ma façon même de réfléchir ! Faire autant de nouvelles connexions neuronales demande énormément d’énergie : tous les soirs, mes bâillements violents traduisaient mon état d’épuisement!

Mais petit à petit, j’ai bien fini par m’adapter! La langue portugaise m'a rapidement charmé. L'intonation est chaleureuse et les accents sont sensuels. Les mots ne sont pas que sons, comme dans les langues françaises et anglaises ; ils sont animés d'un rythme. Un jeu d'intonations et d'accentuations procure aux dialogues une musicalité envoutante. Et quel plaisir de laisser mes pensées dériver sous l’influence d'une nouvelle langue! Car le langage affecte la façon de penser! Eh oui… Les chemins qu’empruntent nos pensées suivent la langue dans laquelle elles sont formulées! Sur un même sujet de réflexion, je m’aperçois que mes idées prennent des colorations différentes selon que je pense en mode français, portugais ou anglais! Le cerveau humain n’est-il pas la plus belle perle de l’univers? Il connait tout de nos joies, nos peines, nos désirs, nos craintes, nos angoisses, nos passions, nos pensés, nos espoirs, nos goûts, nos hontes, nos ambitions, nos amours… et nous, que connaissons-nous de lui?


samedi 20 février 2010

Carnaval de Diamantina !!!

La vie moderne que nous menons est souvent stressante et étouffante… De par le monde, chaque peuple a son moyen d’évacuer cette pression. Aux travers mes aventures, j’ai eu la chance de connaitre les soirées endiablées de Barcelone, les apéros bien arrosés de France, la débauche de l’Oktoberfest de Munich, le délire de la vie nocturne d’Amsterdam, les partys animés du Québec, et bien d’autres… Mais le Brésil vient tout juste d’élever la barre avec son Carnaval!

Cette fête grandiose mobilise 180 millions de personnes pendant près d’une semaine… Aux quatre coins du pays, chaque ville organise son Carnaval, avec son style musical, ses activités, ses danses, ses déguisements, ses défilés, ses spectacles, etc. Une semaine de folie où le peuple s’anime d’une vivacité sans borne! J’ai eu la chance d’être invité à l’un des Carnavals les plus réputés du pays : le Carnaval de Diamantina!

Chaque année, des milliers de jeunes célibataires entre 20 et 30 se réunissent dans le magnifique décor de la ville de Diamantina pour venir y passer la fête la plus animée de toutes celles que j’ai connues! Durant cinq jours, la nuit se confond avec le jour sans que la fête ne s’arrête! À toute heure de la journée (ou de la nuit…), la musique fait vibrer la foule. Les rues sont parfois si bondées que se déplacer de quelques mètres peut prendre plusieurs minutes…! Mais la proximité à son bon côté…

Imaginez une jeune foule de célibataires, animée par la musique envoutante brésilienne, enivrée par l’alcool et rayonnante de joie par l’ambiance du Carnaval… La chaleur oblige les vêtements légers et la foule dense oblige la proximité… C’est dans une ambiance allègre, libre et ouverte que les gens se rencontrent, se connaissent, dansent et s’embrassent chaleureusement. Les femmes sont sublimes et les hommes donnent de leur charme. Au Carnaval de Diamantina, personne n’appartient à personne et la notion de couple perd son sens… Choc culturel? Oh oui…! Mais comme toujours, je sais m’adapter!!!

Et durant cinq jours, du début de l’après-midi jusqu’à 9 heures du matin, je me suis laissé emporter par cette fête magnifique où les rencontres réjouissent le cœur, où la danse réchauffe le corps et où l’ambiance remplit l’âme d’une énergie vivifiante!

Viva o Carnaval de Diamantina!

jeudi 11 février 2010

Lorsque le ciel se fâche

Au Brésil, le ciel est trompeur… La rapidité à laquelle celui-ci se transforme d’un bleu azur à un gris impénétrable est troublante! Les journées commencent toujours par un Soleil radieux et puissant. Je n’ai encore jamais vu une goutte de pluie tomber avant le début de l’après-midi! Mais en fin de journée, les nuages viennent souvent faire leur petite visite…

C’est une transformation subite et imprévisible! Une demi-heure avant l’orage, on peut percevoir une modification de l’humidité de l’air. Puis, les premiers nuages noirs font leur entrée sur scène. Le ciel s’obscurcit radicalement... Un vent qui semble venir de nulle part et de partout à la fois balaye les rues et fait chuter la température d’une dizaine de degrés. Les gens se pressent à l’intérieur des immeubles, boutiques, restaurants, maisons, voitures… Tout le monde cherche son petit coin à l’abri!

Et enfin, le spectacle commence! Une goutte… la toute première : elle vient nous avertir gentiment qu’un lac s'apprête à s’effondrer sur la ville! Et à peine une minute plus tard, le ciel déverse son flot rafraîchissant sur la terre, telle une rivière verticale. J’en viens toujours à me demander comment il est possible qu’une telle quantité d’eau soit en suspension dans le ciel… Fracassements caverneux et éclairs éblouissants intensifient mon sentiment d’impuissance devant ces forces de la nature… Le temps se fige et les rues se vident : la ville est plongée dans une sombre léthargie.

Mais l’orage est éphémère…! Aussi subitement que son arrivée, la pluie cesse, les nuages se dispersent et le vent se calme. L’enfant a terminé sa crise, la vie peut reprendre…

Pour un Québécois en visite, c’est une expérience impressionnante à chaque fois! Par contre, la saison des pluies apporte son lot de problèmes au peuple brésilien… Au cœur des grandes villes, où le sol n’est plus qu’un tapis de béton, la pluie est évacuée avec peine et les inondations sont fréquentes. Lors de mon séjour à São Paulo, l’un des orages a causé quelques morts… Dans les périphéries, les pluies torrentielles déstabilisent fréquemment le sol terreux des montagnes, où la population la plus pauvre a construit des demeures fragiles… Le résultat est souvent désastreux : il n’est pas rare d’entendre parler d’éboulement, d’effondrement, de glissement de terrain entraînant les maisons - « cabanes » est peut-être juste - et leurs habitants…

Mais les choses changent rapidement ici. Le pays s’organise et croît à un rythme effarant et ces situations vont progressivement être prises en main. Ne vous inquiétez pas pour moi : Juiz de Fora est une ville merveilleuse, où la vie est animée et où les rues sécuritaires!

Jusqu’à maintenant, la pluie de fin d’après-midi n’est pour moi qu’une excellente opportunité de prendre une douche…!

mercredi 3 février 2010

Caipirinha!

- Fait chaud... Ouin, vraiment chaud...

- Bon, une autre bière pour nous rafraîchir?

- Ouf... Ça fait déjà six cette aprem! T'es sûr que ça rafraichit? J'dirais plutôt que ça rend plus chaud! T'as pas autre chose?

- Une Caipirinha alors?

- Ah!!! Là tu parles!

Une Caipirinha! Ça fait toujours plaisir à entendre... Un drink simple, frais et délicieux! C'est le drink brésilien par excellence! Alors, si vous voulez vous sentir en vacances, je vous invite à monter le thermostat à 35 degrés et à préparer des glaçons!

Afin de réaliser la meilleure Caipirinha de la ville, vous n'aurez besoin que d'une lime bien fraiche, un peu de cachaça (alcool fait à partir de la canne à sucre), du sucre blanc, de l'eau et des glaçons. Notez que vous pouvez bien remplacer la cachaça par du rhum blanc (aussi fait à partir de la canne à sucre) ou par de la vodka (ce qui s'appelle ici "Caipirissimo").

Tranchez la lime en morceaux et mettez-les dans un verre. Saupoudrez d'une cuillère à thé (ou plus, selon le goût) de sucre blanc. Pilez les morceaux de lime afin d'extraire au maximum leur jus, ce qui diluera le sucre. Versez le tout dans un shaker (sinon, mélanger à la cuillère comme tout le monde!) et ajoutez environ 50 ml de cachaça. Diluez le mélange avec de l'eau afin d'obtenir un équilibre harmonieux entre l'alcool, le sucre et l'acidité de la lime. Ajoutez une poignée de glaçon et shakez jusqu'à ce que le mélange soit frais à souhait!

Voilà! Trouvez vous un endroit au Soleil et savourez ce délicieux drink brésilien!

Saúde!

vendredi 29 janvier 2010

Le meilleur resto du monde ?

Avant de quitter le Québec, j’ai reçu la curieuse directive de refuser le dernier repas offert dans l’avion : je devais avoir l’estomac bien vide lors de mon arrivée au Brésil… Je n’ai pas trop posé de questions : à la veille de mon départ, j’avais bien d’autres choses en tête! Finalement, vu la gueule du sandwich que l’hôtesse de l’air voulait me donner, ce ne fut pas trop difficile de me priver! J’atterris ainsi à Rio de Janeiro avec un ventre gargouillant…

À peine sortis de l’aéroport, nous nous sommes engagé sur l’autoroute en direction de Cabo Frio en vue d’y passer quelques jours de vacances pour le jour de l’An. J’étais tellement obnubilé par le nouveau paysage qui défilait que j’en avais oublié ma faim, mais bientôt fut le temps de s’arrêter pour manger. Et c’est précisément sur cette autoroute que j’ai connu le meilleur restaurant du monde : Vacaria du Sul!

Bon, je me dois d’ouvrir une parenthèse : meilleur restaurant du monde est un titre plutôt important et j’ai encore quelques pays à visiter avant de trancher cette question… Mais avec toute la fébrilité du moment - ma fraiche arrivée au Brésil, la rencontre avec la femme qui habitait mon cœur depuis près d’un an et une faim qui avait eu plusieurs heures de voyage pour grandir -, j’avais toutes les prédispositions pour tomber amoureux de cet endroit!

Ce qui m’a le plus charmé en fait, c’est la découverte d’un nouveau principe de restauration : les rodizios! Quel concept culinaire extraordinaire! Pour un prix fixe, on accède au rodizio et on peut manger à volonté. Mais attention : rien à voir avec les buffets à volonté que j’ai pu connaître avant… Dépendamment du type de rodizio, il y a parfois un buffet central où l’on peut se servir librement, mais le cœur du repas nous est présenté à tour de rôle directement à la table par une multitude de serveurs.

Je m’explique…


Une armée de serveurs se promène de table en table, transportant une variété de plats. On choisit ses plats favoris pour garnir son assiette! Il existe plusieurs types de rodizios : pizzas, sushis, pâtes, nourriture régionale, etc... Chez Vacaria du Sul, la spécialité c’est le grill! Et c’est un des rodizios les plus renommés du pays!

À mon entrée au restaurant, je fus premièrement impressionné par le riche buffet central. Présentation alléchante, produits frais et savoureux, diversité intéressante : j’étais déjà comblé! Mais on m’explique que tout cela n’est que l’entrée, l’accompagnement… Quoi? Bon… En effectuant un premier tour du buffet, j’essaie de limiter mes choix, mais devant l’éventail d’une telle gastronomie, mon assiette finie bien remplie! L’eau à la bouche, je m’assois finalement à table et je m’arme d’une fourchette…. Mais avant même la première bouchée, un serveur, muni d’une épée sur laquelle est enfourchée une viande grillée à la perfection, se fige à mes côtés et me demande : « Picanha? » Comment dire non…? J’arrive à faire une petite place dans mon assiette alors qu’il tranche une fine tranche d’une viande qui s’avéra sublimement savoureuse! La fine cuisson sur braise caramélise à perfection les sucs de cette tendre viande qui croustille délicatement sous la dent tout en libérant un flot de saveur…! Mmm… Je n’ai jamais été trop carnivore, mais là! Les Brésiliens savent vraiment cuisiner la viande!

Mais alors que j’étais perdu dans l’ivresse de ma dégustation, un second serveur m’aborde : « Pastelzinhos? », puis un troisième : « Camarão? » et puis j’ai arrêté de compter : « Mandioca? Banana Frita? Maminha? Alcatra? Lombo? Cupim? Corações de frango? Costela de boi? Polenta? Bolinhos de bacalhau? Etc… » À ce rythme-là, je n’arrivais à voir la couleur de mon assiette! N’est-ce pas le paradis de la gourmandise? Un restaurant où plus tu manges, plus ton assiette se remplie - et ce, sans même avoir à se lever!

Moi qui raffole de bonne gastronomie et qui suis friand de saveurs nouvelles, je me suis exalté devant cette délicieuse abondance! Malheureusement, je ne me suis jamais rendu au dessert…! L’espresso final fut le mieux que je pus faire! Repus et satisfaits, nous reprîmes la route en paix… Bem vindo no Brasil! (Bienvenu au Brésil!)

« J’ai l’impression que je vais m’y plaire ici… », pensais-je vaguement alors que je me laissais gagner par la somnolence de ma digestion…

lundi 25 janvier 2010

La chaleur de l'été... au mois de Janvier!

Le premier choc fut bien entendu la différence de température. Depuis mon arrivée, la température oscille autour des 33 degrés... Durant la première semaine : aucun souci! Facile... j'étais allongé sur une plage paradisiaque et mes déplacements étaient limités à : aller faire une baignade pour me rafraichir, aller chercher une noix de coco pour me rafraichir ou aller chercher une bière pour me rafraichir... Avec un Soleil puissant qui martyrisait ma peau, j’avais chaud, très chaud, mais bon... j'avais plusieurs solutions à mon inconfort! Le problème, c'est lorsque j'ai dû me résoudre à quitter la plage : en ville, fini le maillot... Durant les premiers jours, la sueur perlait abusivement sur ma peau et mes vêtements mouillés étaient inlassablement - et inconfortablement! - collés à mon corps. Sensation désagréable d'être sale en permanence...

Mais j'ai bien fini par m'adapter! J'ai acheté des vêtements légers et frais, je me suis mis à prendre deux/trois douches froides par jour, j'évite de sortir au milieu de la journée et si j'ai à le faire, je me déplace lentement et sans presse! En cas de panique, j'ai déjà repéré quelques vendeurs de noix de coco fraiches à quelques coins de rues de la ville! Et oui... à la plage où en ville, les noix de coco sont toujours là pour me sauver la vie! Et finalement, une fois acclimaté, j'ai envie de dire que la chaleur à son lot d'avantages sur le froid!

Bon premièrement, la vie en short et en sandales est vraiment agréable... Et la nuit, quand le thermomètre descend autour des 22 degrés, la température devient idéale et la ville s'anime de sa vie nocturne! Après être resté à l'intérieur et au frais toute la journée, quoi de mieux que de sortir en soirée? Il existe une telle diversité de bars, de restaurants, de boites de nuit, de discothèques, de cantines, de cafés, de cinémas, de terrasses, etc. que l'on trouve une activité intéressante tous les soirs. Les Brésiliens ont vraiment l'habitude de sortir et les centres de leurs villes sont chargés de ces endroits alléchants! Les rues se retrouvent bondées de jeunes et l'ambiance est telle que j'ai toujours l'impression que c’est vendredi...

Voilà que j'ai de quoi occuper mes soirées! La nourriture est tout simplement magnifique et la bière n'est pas chère! Quoi demander de mieux?




dimanche 24 janvier 2010

Par où commencer?

Devant la vaste diversité qu'offre le Brésil, par où puis-je commencer ma description? Tant de nouveauté me laisse agréablement dérouté. N'est-ce pas là toute la beauté de l'inconnu? Lorsque la fébrilité, l'excitation, la curiosité et l'étonnement procurent une séduisante sensation de légèreté. Exactement comme les premiers moments d'une relation amoureuse... Et c'est avec plaisir que je me laisse séduire tranquillement par cette nouvelle culture. Une telle effervescence me laisse ivre d'informations : mes sens sont en stimulation constante et je termine mes journées avec un cerveau bouillant!



Petit à petit, par l'ajout de messages à ce blog, je tenterai de tracer le portrait de mon nouvel entourage. Le Brésil n'est pas un pays qui se décrit en deux phrases... Mais en un an, le défi me semble abordable!


dimanche 17 janvier 2010

Le Brésil?

Le Brésil... Qui l'aurait prédit? Moi? Certainement pas! Pourtant, maintenant que j'y suis, aucune autre destination ne me semble plus adaptée! J'y vis un dépaysement total et enivrant; rien de mieux pour apaiser ma soif de nouveauté. Je suis à la merci d'une curiosité intarissable : elle m'anime et m'empêche de rester tranquillement en place... Une sorte d'hyperactivité? En tout cas, je préfère les voyages aux médicaments!

Bien qu'il y a un an, je n'aurais jamais pensé venir étudier en Amérique du Sud, je n'ai pas atterri ici par hasard. Remontons à l'an dernier, lors de mon échange étudiant en France. Mon premier contact avec le Brésil fut en début du mois de février 2009, lors d'un voyage au Maroc... Le Maroc? Rien à voir! Pourtant, c'est là que j'ai rencontré une Brésilienne au charme exceptionnel... ;) Impossible de résister : nous avons passé les 5 mois suivants ensemble à Belfort (France). C'est là qu'est né mon intérêt pour le Brésil...

Ainsi, avant même d'avoir terminé mon séjour en France, je me suis mis à préparer les démarches de mon deuxième projet d'échange étudiant. Voilà qui se dressait devant moi une autre année prometteuse. Mais combien de défis à surmonter et combien de risques à prendre avant d'en arriver là? La liste est lourde :
  • Établir une convention d'échange étudiant entre deux universités de langues différentes.
  • Convaincre l'UQAR de me laisser partir pour une deuxième année à l'étranger.
  • Trouver des cours brésiliens correspondants à ma formation québécoise.
  • Apprendre le portugais avec un niveau suffisant pour suivre des cours universitaires.
  • Financer un an au Brésil (logement, avion, assurance voyage, vie sur place) avec seulement deux mois de travail.
  • Vivre une relation amoureuse - encore un peu jeune - à distance pendant 5 mois.
  • Et une montagne de détails à régler afin de porter le projet à sa réalisation...
Malgré toutes ces incertitudes, j'ai décidé de m'investir à fond dans le projet. Peu importe la suite des événements, un an au Brésil ne peut qu'être bon! Mais il faut bien que je me l'avoue un jour... je suis un romantique naïf et passionné et je laisse souvent ma passion diriger mes choix! Naïf, peut-être... mais certainement pas irréfléchi ni insensé! Et quand ma détermination s'attaque à un projet, j'ai plus d'un tour dans mon sac pour parvenir à mes fins. Par contre, j'ai appris de mes erreurs et je réalise bien que la vie n'est que très rarement comme on aimerait qu'elle soit. Je dirige toujours les éléments qui sont sous mon contrôle vers mes objectifs, mais pour ce qui est hors de ma portée, je ne peux qu'espérer développer la sagesse d'accepter la vie telle qu'elle est.

Bref, tout cela pour dire que j'ai entrepris tous les efforts nécessaires pour parvenir à ce nouvel objectif envoutant. Et après plusieurs mois de démarches étouffantes, je me suis retrouvé comme par magie dans l'avion qui me transférait d'hémisphère.

Changement de pays, de culture, de saison, de langue, d'alimentation; bref, changement de vie!