L'an 2010 : destination Brésil !

Troisième partie : tranquilité, bonheur et conclusion.

samedi 20 février 2010

Carnaval de Diamantina !!!

La vie moderne que nous menons est souvent stressante et étouffante… De par le monde, chaque peuple a son moyen d’évacuer cette pression. Aux travers mes aventures, j’ai eu la chance de connaitre les soirées endiablées de Barcelone, les apéros bien arrosés de France, la débauche de l’Oktoberfest de Munich, le délire de la vie nocturne d’Amsterdam, les partys animés du Québec, et bien d’autres… Mais le Brésil vient tout juste d’élever la barre avec son Carnaval!

Cette fête grandiose mobilise 180 millions de personnes pendant près d’une semaine… Aux quatre coins du pays, chaque ville organise son Carnaval, avec son style musical, ses activités, ses danses, ses déguisements, ses défilés, ses spectacles, etc. Une semaine de folie où le peuple s’anime d’une vivacité sans borne! J’ai eu la chance d’être invité à l’un des Carnavals les plus réputés du pays : le Carnaval de Diamantina!

Chaque année, des milliers de jeunes célibataires entre 20 et 30 se réunissent dans le magnifique décor de la ville de Diamantina pour venir y passer la fête la plus animée de toutes celles que j’ai connues! Durant cinq jours, la nuit se confond avec le jour sans que la fête ne s’arrête! À toute heure de la journée (ou de la nuit…), la musique fait vibrer la foule. Les rues sont parfois si bondées que se déplacer de quelques mètres peut prendre plusieurs minutes…! Mais la proximité à son bon côté…

Imaginez une jeune foule de célibataires, animée par la musique envoutante brésilienne, enivrée par l’alcool et rayonnante de joie par l’ambiance du Carnaval… La chaleur oblige les vêtements légers et la foule dense oblige la proximité… C’est dans une ambiance allègre, libre et ouverte que les gens se rencontrent, se connaissent, dansent et s’embrassent chaleureusement. Les femmes sont sublimes et les hommes donnent de leur charme. Au Carnaval de Diamantina, personne n’appartient à personne et la notion de couple perd son sens… Choc culturel? Oh oui…! Mais comme toujours, je sais m’adapter!!!

Et durant cinq jours, du début de l’après-midi jusqu’à 9 heures du matin, je me suis laissé emporter par cette fête magnifique où les rencontres réjouissent le cœur, où la danse réchauffe le corps et où l’ambiance remplit l’âme d’une énergie vivifiante!

Viva o Carnaval de Diamantina!

jeudi 11 février 2010

Lorsque le ciel se fâche

Au Brésil, le ciel est trompeur… La rapidité à laquelle celui-ci se transforme d’un bleu azur à un gris impénétrable est troublante! Les journées commencent toujours par un Soleil radieux et puissant. Je n’ai encore jamais vu une goutte de pluie tomber avant le début de l’après-midi! Mais en fin de journée, les nuages viennent souvent faire leur petite visite…

C’est une transformation subite et imprévisible! Une demi-heure avant l’orage, on peut percevoir une modification de l’humidité de l’air. Puis, les premiers nuages noirs font leur entrée sur scène. Le ciel s’obscurcit radicalement... Un vent qui semble venir de nulle part et de partout à la fois balaye les rues et fait chuter la température d’une dizaine de degrés. Les gens se pressent à l’intérieur des immeubles, boutiques, restaurants, maisons, voitures… Tout le monde cherche son petit coin à l’abri!

Et enfin, le spectacle commence! Une goutte… la toute première : elle vient nous avertir gentiment qu’un lac s'apprête à s’effondrer sur la ville! Et à peine une minute plus tard, le ciel déverse son flot rafraîchissant sur la terre, telle une rivière verticale. J’en viens toujours à me demander comment il est possible qu’une telle quantité d’eau soit en suspension dans le ciel… Fracassements caverneux et éclairs éblouissants intensifient mon sentiment d’impuissance devant ces forces de la nature… Le temps se fige et les rues se vident : la ville est plongée dans une sombre léthargie.

Mais l’orage est éphémère…! Aussi subitement que son arrivée, la pluie cesse, les nuages se dispersent et le vent se calme. L’enfant a terminé sa crise, la vie peut reprendre…

Pour un Québécois en visite, c’est une expérience impressionnante à chaque fois! Par contre, la saison des pluies apporte son lot de problèmes au peuple brésilien… Au cœur des grandes villes, où le sol n’est plus qu’un tapis de béton, la pluie est évacuée avec peine et les inondations sont fréquentes. Lors de mon séjour à São Paulo, l’un des orages a causé quelques morts… Dans les périphéries, les pluies torrentielles déstabilisent fréquemment le sol terreux des montagnes, où la population la plus pauvre a construit des demeures fragiles… Le résultat est souvent désastreux : il n’est pas rare d’entendre parler d’éboulement, d’effondrement, de glissement de terrain entraînant les maisons - « cabanes » est peut-être juste - et leurs habitants…

Mais les choses changent rapidement ici. Le pays s’organise et croît à un rythme effarant et ces situations vont progressivement être prises en main. Ne vous inquiétez pas pour moi : Juiz de Fora est une ville merveilleuse, où la vie est animée et où les rues sécuritaires!

Jusqu’à maintenant, la pluie de fin d’après-midi n’est pour moi qu’une excellente opportunité de prendre une douche…!

mercredi 3 février 2010

Caipirinha!

- Fait chaud... Ouin, vraiment chaud...

- Bon, une autre bière pour nous rafraîchir?

- Ouf... Ça fait déjà six cette aprem! T'es sûr que ça rafraichit? J'dirais plutôt que ça rend plus chaud! T'as pas autre chose?

- Une Caipirinha alors?

- Ah!!! Là tu parles!

Une Caipirinha! Ça fait toujours plaisir à entendre... Un drink simple, frais et délicieux! C'est le drink brésilien par excellence! Alors, si vous voulez vous sentir en vacances, je vous invite à monter le thermostat à 35 degrés et à préparer des glaçons!

Afin de réaliser la meilleure Caipirinha de la ville, vous n'aurez besoin que d'une lime bien fraiche, un peu de cachaça (alcool fait à partir de la canne à sucre), du sucre blanc, de l'eau et des glaçons. Notez que vous pouvez bien remplacer la cachaça par du rhum blanc (aussi fait à partir de la canne à sucre) ou par de la vodka (ce qui s'appelle ici "Caipirissimo").

Tranchez la lime en morceaux et mettez-les dans un verre. Saupoudrez d'une cuillère à thé (ou plus, selon le goût) de sucre blanc. Pilez les morceaux de lime afin d'extraire au maximum leur jus, ce qui diluera le sucre. Versez le tout dans un shaker (sinon, mélanger à la cuillère comme tout le monde!) et ajoutez environ 50 ml de cachaça. Diluez le mélange avec de l'eau afin d'obtenir un équilibre harmonieux entre l'alcool, le sucre et l'acidité de la lime. Ajoutez une poignée de glaçon et shakez jusqu'à ce que le mélange soit frais à souhait!

Voilà! Trouvez vous un endroit au Soleil et savourez ce délicieux drink brésilien!

Saúde!