L'an 2010 : destination Brésil !

Troisième partie : tranquilité, bonheur et conclusion.

jeudi 11 février 2010

Lorsque le ciel se fâche

Au Brésil, le ciel est trompeur… La rapidité à laquelle celui-ci se transforme d’un bleu azur à un gris impénétrable est troublante! Les journées commencent toujours par un Soleil radieux et puissant. Je n’ai encore jamais vu une goutte de pluie tomber avant le début de l’après-midi! Mais en fin de journée, les nuages viennent souvent faire leur petite visite…

C’est une transformation subite et imprévisible! Une demi-heure avant l’orage, on peut percevoir une modification de l’humidité de l’air. Puis, les premiers nuages noirs font leur entrée sur scène. Le ciel s’obscurcit radicalement... Un vent qui semble venir de nulle part et de partout à la fois balaye les rues et fait chuter la température d’une dizaine de degrés. Les gens se pressent à l’intérieur des immeubles, boutiques, restaurants, maisons, voitures… Tout le monde cherche son petit coin à l’abri!

Et enfin, le spectacle commence! Une goutte… la toute première : elle vient nous avertir gentiment qu’un lac s'apprête à s’effondrer sur la ville! Et à peine une minute plus tard, le ciel déverse son flot rafraîchissant sur la terre, telle une rivière verticale. J’en viens toujours à me demander comment il est possible qu’une telle quantité d’eau soit en suspension dans le ciel… Fracassements caverneux et éclairs éblouissants intensifient mon sentiment d’impuissance devant ces forces de la nature… Le temps se fige et les rues se vident : la ville est plongée dans une sombre léthargie.

Mais l’orage est éphémère…! Aussi subitement que son arrivée, la pluie cesse, les nuages se dispersent et le vent se calme. L’enfant a terminé sa crise, la vie peut reprendre…

Pour un Québécois en visite, c’est une expérience impressionnante à chaque fois! Par contre, la saison des pluies apporte son lot de problèmes au peuple brésilien… Au cœur des grandes villes, où le sol n’est plus qu’un tapis de béton, la pluie est évacuée avec peine et les inondations sont fréquentes. Lors de mon séjour à São Paulo, l’un des orages a causé quelques morts… Dans les périphéries, les pluies torrentielles déstabilisent fréquemment le sol terreux des montagnes, où la population la plus pauvre a construit des demeures fragiles… Le résultat est souvent désastreux : il n’est pas rare d’entendre parler d’éboulement, d’effondrement, de glissement de terrain entraînant les maisons - « cabanes » est peut-être juste - et leurs habitants…

Mais les choses changent rapidement ici. Le pays s’organise et croît à un rythme effarant et ces situations vont progressivement être prises en main. Ne vous inquiétez pas pour moi : Juiz de Fora est une ville merveilleuse, où la vie est animée et où les rues sécuritaires!

Jusqu’à maintenant, la pluie de fin d’après-midi n’est pour moi qu’une excellente opportunité de prendre une douche…!

1 commentaire:

  1. C'est drôle parce que quand j"étais dans le Nord du Brésil c'était exactement la même chose avec la pluie......3 petites gouttes qui préviennent l'arrivée d'une trombe d'eau.

    La première fois j'étais sur la terrase d'un resto et j'ai vue les Brésiliens se sauver à l'abris des tites gouttes. J'ai ri d'eux en les traitant de moumounes j'usqu'à ce qu'un lac tombe dans mon assiette... engraçado!

    Bon voyage et continue à transmettre tes histoires!
    Geen

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