L'an 2010 : destination Brésil !

Troisième partie : tranquilité, bonheur et conclusion.

mercredi 28 avril 2010

Ilha do Mel (L'Île du Miel)






Ilha do Mel :
Paraíso
Entre mar e céu.






Poésie, romance, guitare et vin... Réunissez le tout sur une île et, pour un court instant, vous ressentirez toute la douceur que la vie peut offrir. Les îles ont cette merveilleuse particularité d'être isolées du monde réel... Les responsabilités, le stress, le temps, les angoisses, les devoirs, le trafic et toutes les disgrâces de notre société se dissolvent magiquement dans ce bras de mer qui sépare l'île du continent. En libérant votre esprit, la vraie nature du monde peut enfin apparaître sans masques. Tout devient clair, limpide, évident...



Le vent se transforme en caresse
Lorsqu'il traverse mes cheveux
Et la mer, de ses vagues, berce
Le flot continuel de mes pensées.

Exposant son immensité humblement,
L'océan rappelle l'infini de ce monde.
Oui, je me souviens finalement...
Tout est possible : quelle idée profonde!

Sur l'île, la physique s'ébranle :
Au travers elle, la mer liquide,
En terre et pierre, devient solide,
Puis gaz, entre nuage et ciel.

Le monde est musique, sur l'Île du Miel :
Les vagues composent leur douce mélodie,
Berçant mes pensées d'un rythme naturel.
Calme, repos et tranquillité d'esprit.

Ma guitare est une voix sensuelle.
Cordes vocales de mes émotions,
Elle transporte, transforme et révèle
Les secrets profonds de meu coração.

Le temps devient tout simplement
Le pouls de la vie qui bat :
Pour la durée d'un instant,
Un rythme, une idée, une joie.

Et ta main sur ma peau
Est tout ce qu'il me faut
Pour trouver les mots
Et oublier mes maux...

lundi 19 avril 2010

Festas!

La vie nocturne brésilienne offre un tel potentiel de divertissement que s’en est presque étourdissant. Il y a déjà quelques années que j’ai compris qu’en voyage, il ne faut jamais refuser une proposition… Mais ces derniers mois, ma philosophie du voyageur met mon foie à l’épreuve!

Du dimanche au mercredi, c’est les sorties tranquilles. Après la journée de travail ou d’étude, les gens se rencontrent aux quartiers animés de la ville. J’ai vite pris l’habitude d’aller socialiser aux Altos dos Passos! Dans un petit quartier légèrement retiré du centre-ville se concentre une quarantaine de restos, bars et terrasses. Tout le monde y trouve sont bonheur! Grill, sushis, cuisine Mineira (typique de la région de Minas Gerais), brochettes, fine cuisine, hamburgers, pizzas, mets italiens, grignotines et bien sûr, de la bière bien glacée! Durant la semaine, on trouve toujours une bonne occasion d’y faire un tour (ou deux, ou trois, ou quatre…!).

Mais ça, c’est que du social - ce n’est pas considéré comme des sorties! Comme il est commun que les jeunes habitent avec leurs parents jusqu’au mariage, les maisons familiales sont souvent pleines et inappropriées pour recevoir les amis. Ainsi, les rencontres se passent toujours dans les rues qui se retrouvent vite bondées et animées! Il y a des coutumes plus difficiles à adopter que d’autres…!

Et quand les Brésiliens parlent de sortir, on peut s’attendre à veiller tard! Juiz de Fora est une ville universitaire merveilleusement active. Les options de sorties ne manquent pas… Entre les boîtes de nuit, les bals funks, les shows et les discothèques, comment choisir? Il existe une grande compétition sur le marché de la vie nocturne! Tous tentent d’organiser les meilleures fêtes et d’y attirer un max de gens. Chaque semaine, on se fait bombarder de pamphlets publicitaires de ces bars!

En plus de ces sorties « régulières », des événements spéciaux sont souvent organisés. Ces mégas-fêtes sont vraiment des incontournables de la vie active d’ici. Il faut acheter ses billets à l’avance au risque d’en voir le prix doubler à la porte d’entrée. Ces fêtes regroupent habituellement de 2000 à 3000 personnes! Il existe toujours des sections VIP (parfois plusieurs niveaux de VIP), où l’alcool est à volonté! Les meilleurs billets donnent souvent accès au champagne, whisky, vin, Red Bull, sushis, etc. Mais ce n’est pas donné! Pour une section VIP normale (bière et drinks simples), une soirée comme celles-là me coûte de 50 à R$80 (30 à 50$CAN). Mais bon, l’ambiance y est géniale et on y danse jusqu’au tôt le matin! Et puisqu’elles ne commencent normalement pas avant 1h du matin, il est coutumier de se réchauffer un peu dans un des nombreux bars avant de sortir. Mais ici, pas de loi restreignant la vente d’alcool! La fête peut prospérer jusqu’à 8h du matin sans problème… D’ailleurs, certaines fêtes se terminent par un service de petit-déjeuner! Bière et café? Ça doit pas être pire qu’un vodka-Red Bull!

mercredi 7 avril 2010

Températures relatives

Début avril : il fait à peine 23 ˚C aujourd’hui. Journée anormalement fraîche… C’est la première fois que j’ose mettre mes jeans pour sortir de la maison durant le jour. Ça fait un peu plus de trois mois que je me promène en shorts et en Havaianas, les si populaires sandales brésiliennes. Avant aujourd’hui, j’en étais à me demander si l’été avait réellement une fin dans ce pays tropical…

Je profite de cette « fraîcheur » pour marcher jusqu’à l’université — activité totalement inimaginable sous les 35 ˚C habituels! Quelle sensation! Je me sens étrangement léger, comme libéré d’un poids invisible. Depuis mon arrivée, ma lutte contre la chaleur est continuelle, si bien que j’ai fini par accepter cet inconfort quotidien. Mais quel soulagement de pouvoir procéder à mes activités journalières sans cette sueur incommodante qui trempe des vêtements et assèche ma patience…


Et une fois arrivé à l’université, qu’est-ce que je vois? Mes chers Brésiliens sont pratiquement tous vêtus d’une veste… 23 ˚C + veste = ??? Et toute la journée, je me suis étonné d’entendre les gens se plaindre du froid! C’est bon, j’abandonne… Je réalise bien que l’adaptation est une chose, mais que la biologie en est une autre! Un Québécois a beau se perdre aux quatre coins du globe, ça reste un Québécois! Je le resterai de cœur, de tête et apparemment, de corps aussi!