L'an 2010 : destination Brésil !

Troisième partie : tranquilité, bonheur et conclusion.

mardi 13 juillet 2010

À chaque rencontre son adieu

Voilà que mon histoire se répète. Toute chose a un bon et un mauvais côté, n’est-ce pas? Eh bien, j’ai trouvé la malédiction du voyageur solitaire… Dans ma folle et instable quête de nouveauté, ma route ne peut qu’aller de l’avant. Chaque arrivée impose un départ, chaque rencontre, un adieu. Je me retrouve à nouveau sur le point d’abandonner la vie que je viens à peine de construire. Je me sens parfois comme un arbre qu’on déracine chaque année pour le changer de forêt. Jusqu’où pousse un arbre sans ses racines?

Il y a six mois déjà que je suis installé dans la ville de Juiz de Fora. Six mois, c’est le temps d’apprivoiser la ville, de se faire un beau cercle d’amis, de se sentir à la maison, de trouver le confort dans nos petites habitudes quotidiennes… Bref, six mois, c’est le temps que j’ai mis à construire ma vie ici. Et maintenant, voilà que les jours se réduisent en heures et qu’approche le moment où je devrai reprendre la route.

Je reste confus entre l'excitation et la nostalgie. L’excitation de me lancer à nouveau dans le vide de l’inconnu et la nostalgie des milles et une merveilles que j’ai rencontré ici : amis, amantes, places publiques, quartiers, montagnes, plages, rues, villages, marchands de coin de rue… Je vis mon petit paradoxe à nouveau : la certitude qu’il existe une infinité de merveilles à découvrir me force à abandonner celles d’ici.

Malgré tout, c’est de bon cœur que je fais ma valise. Je repense aux rencontres, aux aventures, aux sorties, aux découvertes et aux voyages que m’aura permis cette région. Avec le temps, j’ai appris à être heureux d’être passé plutôt que d’être triste de m’en aller. Et je sais très bien que j’emporte le meilleur avec moi : un vécu qui ne s’effacera pas.


Je deviens ce que je vis, car se sont mes expériences qui façonnent ma vie.

2 commentaires:

  1. Qui dit que le voyage c'est l'insouciance ? Comme si il ne se vivait que des moments de délices et de facilité...On n'a pas voyagé si c'est ce que l'on croît. Alors tu es devant une réalité du voyageur; le déracinement et les questions qui viennent avec et tu l'assume bien. Tu tournes une page pour en écrire une autre (où on aura un petit chapitre..au moins une couple de lignes...quand on viendra!)Ton livre s'enrichi au fil des découvertes, des rencontres et des départs.
    Je ne suis pas inquiète tu sais aussi bien écrire en mots qu'en expériences humaines.
    Bye XXXX M'man XX

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  2. haaaa cher ami! Tu parles bien quand tu expose ton dilemme! Mais sache que la conclusion que tu en tires n'est que trop réelle! Tu trouvera d'autres exprience et d'autre bonheur aussi beau et aussi grand la ou tes pieds te portent! Je te l'ai déja dis et je te le répète: je te trouve chanceux comme personne de vivre ce que tu vis! prends ton temps, vis, tout simplement! Et tout ce que je souhaite, c'est qu'un jour, en sirotant une bonne bière bien froide, tu me parle de vive voix de ces voyages mystiques que tu as vécu!!
    Bon nouveau départ mon ami! Et n'oubli jamais qu'en revenant au pays, j'ai hâte de te revoir!!!! Mais d'ici la, je te souhaite de vivre le plus d'expérience possible dans cette quête d'aventure qui est la tienne :)
    À bientôt cher ami ;)

    Max st-georges!

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