L'an 2010 : destination Brésil !

Troisième partie : tranquilité, bonheur et conclusion.

dimanche 27 juin 2010

Futebol

Tout s’est arrêté d’un seul coup... La cacophonie s’est subitement transformée en un silence inquiétant. Un silence lourd de tension. À quelques milliers de kilomètres d’ici, la pression repose sur le numéro 11 qui manie frénétiquement la balle à ses pieds. Celui qui s’essoufflait sur sa trompette de plastique s’est figé, une expression pleine d'espoir au visage. Celle à mes côtés s’est jetée sur mon bras, cherchant un réconfort dans l’incertitude béante du moment. Je perçois sur ma peau le pouls accéléré de son cœur. Le pouls de toute la nation qui s’est synchronisé sur celui du numéro 11. Ça bat fort. Autour de la minuscule télévision installée sur la terrasse, une quinzaine de jeunes retiennent leur souffle alors que le ballon fend l’air d’un coup précis pour se loger violemment dans le fond du filet adverse.

GOOOOOOOL !!!!!!!

D'un cri unique, tous se lèvent et célèbrent le but! L'excitation reprend : la bière remplit les verres, les drapeaux du Brésil sont balancés dans tous les sens, le trompettiste regagne contrôle de lui-même et quelques percussions accompagnent ce joyeux brouhaha. Tous commentent en même temps l’événement en reprenant leur place devant l’écran. La tension est descendue d’un cran : le Brésil vient de prendre les devants!

C’est beau de voir une population entière réunie pour un même objectif. Tout le monde uni : race, sexe, classe sociale, âge, région, tout cela perd son sens. Durant la Coupe du Monde, tous se sentent Brésiliens avant tout! Lors des matchs du Brésil, les rues se vident, les boutiques ferment et les nuages s’immobilisent, car même le vent s’arrête pour assister au jeu… Folie totale. Les professeurs ne donnent pas de cours les journées de match et la plupart des employeurs offrent congé à leurs travailleurs. Le pays arrête littéralement de fonctionner!

Le futebol c’est l’emblème du Brésil — juste à côté de la danseuse de samba. Qui peut affirmer être père s’il n’a jamais offert un ballon à son fils? Qui peut dire avoir accompli sa vie sans avoir assisté à un match dans le stade du Maracanã? Qui ose parler de sentiments avant d’avoir pleuré la défaite douloureuse de son équipe? Le futebol, c’est beaucoup plus qu’un sport : c’est le rêve des gamins, la passion des parents, l’angoisse de la compétition, la bière entre amis, la conversation dans l’autobus, l’excuse pour ne pas étudier, l’excitation d’un match, la fête de la victoire, l’espoir d’un but. Le futebol, c’est le Brésil tout entier qui vibre de fierté.

2 commentaires:

  1. Salut, Raphael!
    C'est Bruna, du Brèsil :)
    J'adore ton blog, il va être trés important pour le développement e le pratique de mon français!

    PS: Desculpa pelos erros. Abraços!

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  2. Que bom você gostou!
    Vai praticando então : vou continuar escrever cada mês! ;) Você escreva direitinho em francês, que pena que a gente não falou muito na aula... Vamos deixar para quando você vem me visitar no Canadá! :)
    Abraço!

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