L'an 2010 : destination Brésil !

Troisième partie : tranquilité, bonheur et conclusion.

mercredi 1 septembre 2010

Pas facile d'être heureux


Voyager, c’est beaucoup plus un mode de vie qu’une action en soi. Le voyageur est en constante adaptation. Flexible devant les imprévus qui le frappent, il parvient à s’accommoder de plusieurs situations délicates : « La vanne est en panne? Parfait, on campera ici! », ou encore : « Plus de place à l’auberge? On va devoir se faire des amis ce soir…! », ou le classique : « Plus de sous pour le resto… Sors la canne à pêche, je vais chercher du bois! »

Pour vivre heureux, pas besoin de grand-chose, mais il est primordial d’apprécier le peu que l’on a. J’ai l’impression parfois que plusieurs personnes placent le bonheur derrière certaines étapes plus ou moins difficiles à traverser. Comme si le bonheur était une destination, ou un aboutissement! Ils me semblent tristes et me répondent qu’une fois les études terminées, ou une fois le projet accompli, ou une fois les enfants plus grands, ils auront enfin le temps de profiter… Mais le bonheur ne s’atteint pas d’un seul coup! C’est comme tout ce qui existe dans nos vies : la pratique est la seule voie de réussite. Le bonheur se pratique un peu chaque jour : on diminue notre taux de stress, on s’accorde un minimum de temps pour les petites choses qui nous font plaisir, on apprend à voir le côté positif des choses et on se sensibilise aux merveilles de la nature. Peu à peu, le bonheur cesse d’être un objectif lointain, mais devient le chemin par lequel on traverse la vie.

Mais ce n’est pas tous les jours facile!
L’adaptation aux situations nouvelles et l’acceptation de ce qui ne peut être changé sont essentielles pour traverser les obstacles sur notre chemin. Il y a déjà quelque temps que je voyage et que je m’expose à une multitude d’expériences nouvelles. J’essaie d’adopter une philosophie de vie positive afin de me laisser porter par la vague de mes aventures plutôt que de luter dans les remous de l’inconnu… Par contre, il restera toujours des défis à surmonter, c’est ce qui rend la vie savoureuse!

Mon dernier mois au Brésil a été un renversement total dans ma vie. J’ai quitté Juiz de Fora, la ville où j’étais installé depuis sept mois, pour venir m’installer un peu plus au sud, sur l’île de Florianópolis. Nouvelle ville, nouveau quartier, nouvelle université. Tout est à recommencer : la recherche d’appartement, la création d’un nouveau réseau social, connaître la ville, adopter de nouvelles habitudes et m’intégrer à mon nouveau milieu. Mais ça aussi c’est un exercice qui se pratique et à force de voyager, j’ai appris à réorganiser ma vie assez rapidement. Malgré tout, une grande dose d’adaptation et d’acceptation a été nécessaire afin de conserver une vision positive de mon nouvel environnement…

Il faut dire qu’après un mois, je commence à bien m’habituer à ma vie toute fraîche. C’est loin d’être une vie facile, mais il n’y a rien qu’un esprit positif n’arrive à apprécier. Tous les jours, je dois me réveiller hyper tôt… Sinon, je risque de perdre les premières vagues de mon surf matinal. De plus, la région où j’habite est vraiment dangereuse. Avec autant de plages sur cette île, le risque d’attraper un coup de Soleil est extrêmement élevé, sans parler du cancer de la peau! De plus, j’habite tellement loin de l’université que je dois prendre trois bus et le trajet dure une heure et demie! Au moins, je n’ai qu’une seule journée de cours par semaine… En plus, je dois tous les jours marcher jusqu'à la maison, car dans le quartier il n'y a pas de voitures : seulement un petit chemin bordé de bananiers qui se faufile aux travers les quelques maisons de pêcheurs... Le pire c’est que la petite maison que je loue est voisine d’une auberge jeunesse. Ces jeunes voyageurs venant des quatre coins du globe sont toujours en train de faire la fête et me harcèlent pour les accompagner… Et impossible d’avoir un peu de tranquillité pour dormir ici : le bruit des vagues sur la plage et du vent passant dans les branches dérange constamment mon sommeil… Mais bon, malgré tout, je reste heureux. Ça c’est de l’attitude positive!

2 commentaires:

  1. Très mordant !! On a presqu'envie de verser une petite larme...Lâche pas mon gars,tu vas finir par passer au travers...M'man

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  2. Voir la vie du bon coter ca donne ca !!!
    tu ecrit toujours aussi bien
    nath

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